Intervalles
Lever les yeux de son livre, juste un instant, pour regarder le nom de la station, et tomber sur quelqu’un qui vous photographie…
J’ai dû me confronter à leurs regards.
Je vole leur image, je les regarde, les épie, les défie.
Je les déconcentre, les intrigue, pourquoi fait-elle ça, je les gène peut-être aussi.
L’impression de ne pas être à ma place, de déranger, de ne pas avoir le droit.
Le regard des gens est oppressant, inquisiteur, peut-être juste curieux, attentif.
Ces images interrogent les petits laps de temps un peu flou entre les choses, un moment de transition où nos attitudes sont « flottantes » on ne sait trop comment être, se placer, se déplacer. Les gens se bousculent, les habitués se laissent passer. Essayer de capter cet intervalle quand les portes s’ouvrent ou se ferment.














