Elina
C’est un conte sur le rêve de soi, sur le rêve de jour. Un oubli. Une absence.
Cette odeur de miel quand monte l’envie de s’échapper. Ajourer. Faire entrer.
Un conte de lumière, ouateuse et volupté. Immaculée.
C’est notre immense barbe à papa. Une fragilité qui se berce, de l’ombre diluée.
Une respiration intérieure et apaisante. La rosée de sueurs, de rages et d’attentes.
Ce sont ces moments éphémères où l’on craque des allumettes dans nos poumons.
C’est un conte de braises en suspension qu’on aimerait voir toutes flamber.
La lame aiguisée de la solitude. De nos courages éperdus. De notre gravité.
Une Elina éclipsée avec son Alice. Comme nos âmes, elles sont blanches de feu.
C’est un conte. C’est l’entaille dans mes yeux devant la ligne d’horizon.
De la peau de silences, de la nécessité d’être émerveillé, de s’éprouver, d’aller chercher sans cesse. De rester éveillé.


















