Hijra, les demi femme du pakistan
Biographie par Maud Tyckaert
Délicat de « tirer le portrait » d’un photographe comme Bruno Morandi. Dans son arbre généalogique, à priori pas de grands voyageurs. Pas plus de photographes ou d’aventuriers pour justifier son goût du nomadisme. Ni discours, théories ou certitudes chez lui, lorsqu’il se prête aux exercices de questions-réponses destinés à mieux connaître ses inspirations et aspirations de photographe. Comme ses origines, ses réponses sont à moitié normandes…
Tout comme il évite les étiquettes, Bruno fuit les natures mortes au profit du mouvement. « C’est le fugitif qui m’intéresse dans la photo » confie-t-il. Au vol, il saisit des tranches de vie. Mieux, il capture la grâce présente dans les gestes simples. A travers ses clichés, il s’intéresse aussi aux métamorphoses ; Celle par exemple des hommes qui se travestissent en de créatures presque naturellement féminines.
Régulièrement publiées dans la presse magazine (Geo, Grands Reportages, Ulysse, Gala, Le Figaro, DS, VSD…) les images de Bruno sont une invitation au voyage mais pas seulement. Elles sont aussi prétextes à méditer sur la fragile beauté de notre environnement, humain, naturel ou culturel … Népal, couleur et lumière et Tableaux du Rajasthan parus chez Arthaud ainsi que Toscane éternelle publié par Flammarion, sont trois merveilles qui en témoignent.


















