Cécile puise son inspiration dans son enfance, passée près de deux grand-mères couturières qui lui révèlent la richesse des étoffes, le grain du taffetas, le lissé de l’organdi. Aussi, son travail se ressent de cette jeunesse noyée dans le textile.
Elle a toujours préféré les enfants aux adultes et, quand elle aborde les portraits, ce sont ceux de ses nièces ou bien de sa soeur qu’elle réalise. Les regards sont surpris, parfois inquiétants. L’innocence est toujours présente.
Peinture et photographie sont au centre de son univers. Son travail évoque l’ambiance masquée du Berlin d’avant-guerre, la flamme rouge des cabarets, la goualante des Minelli du pavé. Cet univers obscur et fétichiste nous renvoie l’image d’un monde secret, aux antipodes de celui, aseptisé, de la technologie high-tech.





