Sélection 2004

Charles Giulioli

L’œuvre sans fin

Ma pre­mière idée fut de créer une « machine à pein­dre ».

Ce projet n’est pas (seu­le­ment) un rêve de pein­tre pares­seux mais pro­cède d’une réflexion sur le style : A quoi reconnaît-on le style d’un artiste ?

Je me suis demandé si une machine à laquelle j’aurais inculqué quel­ques règles de style ne pour­rait pas pro­duire des images aussi ( ou plus ) inté­res­san­tes que celles que je crée à la sueur du pin­ceau.

Dans ce petit jeu, l’infor­ma­ti­que m’est venue en aide. Alors que ma main était guidée par ma sen­si­bi­lité, c’est main­te­nant un pro­gramme qui doit faire les choix (au hasard).

L’ordi­na­teur m’a pro­posé des suc­ces­sions d’images par cen­tai­nes. Alors s’est impo­sée l’idée d’ « Oeuvre sans fin » : ce n’est plus l’image, mais sa cons­truc­tion, son per­pé­tuel deve­nir qui est devenu le sujet. L’œuvre est deve­nue ciné­ti­que et le temps en est le maté­riau.

La pro­jec­tion que je pro­pose ici, ni pein­ture ni cinéma, est une sorte de « pein­ture d’ambiance » qui accom­pa­gne la médi­ta­tion du spec­ta­teur. Interactive, elle répond à des sol­li­ci­ta­tions exté­rieu­res et réagit aux com­por­te­ments des visi­teurs.


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