Vidéo
Silence
Durée de la vidéo :
1 min 30. 2007
Emilie SCHALCK développe une mise à l’épreuve de l’art face aux multiples rapports de filiation dont il se compose. Que ce soit au travers de la mise en scène de meurtres d’artistes dans des institutions publiques dédiées à l’art, ou par ses interrogations sur la censure, elle exprime la déception, au présent, d’un champ de création qui, bien qu’il exerce sa libre expression, suffoque sous le poids de cadres asphyxiants qui la limitent ("Silence"). Emilie SCHALCK crée des images, des simulacres, les montre pour faire voir, créant de nouveaux jeux de signifiants. « Comment la censure permet-elle de fabriquer d’autres images ? » Ses images proposent des seuils à briser, des certitudes à perdre, des identifications à remettre en cause. En déconstruisant les fantômes de la mémoire collective, contenus dévorés, il s’agit moins d’un engagement ouvert que de l’émergence de nouveaux flux d’images, sans distinction de caractère (majeures ou mineures, low ou high), d’un recadrage des points de vue… Ces images qui ont une double puissance entraine une immediateté visuelle et une élaboration théorique.
D’après un texte d’Anthony DOMINGUEZ, pour l’exposition « On ne peut pas transporter partout avec soi le cadavre de son père ». De décembre 2007 à janvier 2008, à la Galerie Le Baloard à Montpellier.
















