Dans le cadre d’un ensemble de travaux sur le rapport du corps à l’espace public, la série réflection aborde le mouvement, traité par l’image fixe. Le mouvement est alors celui des sujets, mais aussi celui de l’image elle-même.
Le dispositif mobilisé se veut des plus simples. Au moment où les possibilités de traitement de l’image sont infinies, une manipulation minimale est mobilisée pour élaborer ces panoramiques (une "version 0.1" du photomontage).
Les diptyques qui constituent cette série sont composés de deux images prises au même endroit à quelques instants d’écart. L’une, inversée sur l’axe vertical, est juxtaposée à l’autre. Les deux images quasi-identiques se percutent et incitent à reconstruire mentalement le processus de production de l’oeuvre.
Ces "réflexions", n’existent pas (comme leur titre qui n’existe pas en français). Ce jeu de vrais-faux miroirs recompose des espaces faussement vraisemblables, au travers desquels des personnages peuvent s’éloigner d’eux-mêmes ou aller à leur propre rencontre, au risque de se heurter.
Etienne Audebrand
















