Je ne prend pas de photos, les photos me prennent.
Je trouve que cette phrase du photographe américain, Charles Harbutt, résume bien mon état d’esprit quand je photographie. Quand je me retrouve devant une scène ou une situation qui attire mon attention, je ne peux m’empêcher de la prendre en photo. Il peut être question d’une juxtaposition d’éléments ou d’un sujet qui possède une valeur métaphorique. Dans ce sens, ma démarche ressemble à un « photographe-flâneur » : je photographie dans le monde ce qui attire mon attention. Grâce à l’appareil, qui oblige à limiter et sélectionner le champs de vision, je choisis un cadrage qui peut rendre le sujet intéressant ou lui donner une dimension esthétique ou autre.
Par leur qualité documentaire, les photos de cette série témoignent presque toutes d’un constat du monde : elles sont cadrées à mi-distance, le sujet est centré, tout est au point. Parfois, c’est leur composition géométrique qui est mise en avant. J’aime à penser que ces images ont une valeur métaphorique, qu’elles sont ouvertes à des interprétations multiples.














