Sélection 2005

Isabelle Maarek

Hérouville st clair

La rue de Cambremer Extrait de merveileux

Ces pho­to­gra­phies, par­fai­te­ment inso­li­tes, nous per­met­tent de reconnaî­tre plus ou moins un vil­lage appelé Cambremer, avec ses maga­sins, ses habi­tants, ses faça­des.
Mais on per­çoit en même temps un écart. On sent que ce n’est pas ça, qu’il s’est passé quel­que chose d’étrange.

(…) Le résul­tat est ce jeu entre des plans qui n’ont pas la même consis­tance, l’un flou, l’autre net, nous don­nant l’impres­sion d’un réa­lisme par­fait qui se dis­sout dans un arrière-plan inquié­tant (ou l’inverse).

Et le vide est sou­vent à la fois devant et der­rière, nous rame­nant à une petite bande inter­mé­diaire, sur­face sus­pen­due où tout se res­serre et se passe : mais quoi ?

On erre un peu, d’avant en arrière, cher­chant où aller, à tâtons, reve­nant aux sur­fa­ces, à l’imma­nence.
Nous per­dons pied. Nos repè­res ne nous ser­vent plus à rien. Cela flotte. C’est dans cet espace qu’Isabelle Maarek voyage et nous invite à nous ris­quer, dans un mou­ve­ment un peu ver­ti­gi­neux, qui donne l’impres­sion du roulis à terre, comme d’une ivresse per­sis­tante, avec ce léger malaise d’autant plus incom­pré­hen­si­ble qu’on croyait jus­te­ment avoir les pieds sur terre.

Dominique Chancé, 13 août 2002


Appel a auteur


Newsletter

Vidéo 2009
Vidéos 2009



© Festival Manifesto, Association On/Off - WebMaster : Ludovic Pierquet
Site réalisé avec SPIP | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0