Transparences
A quoi tient aujourd’hui la sécificité de l’espace urbain et consommationel ?
Ce que je tente de souligner en appliquant cette technique du camouflage à l’espace visuel du supermarché par exemple est bien que cet espace
est en train de devenir le « milieu » de l’homme contemporain à savoir un milieu avec lequel
il entretient un rapport identique à celui d’un insecte dans la forêt, c’est-à-dire un espace dont il tente d’identifier les codes chromatiques, les variations polychromiques et visuelles et dans lequel
il élabore de nouvelles danses de parades,
de séduction ou de défense, bref un milieu dont il tente de surmonter
la polychromie aliénante.
Dans mes photographies, comme l’insecte omega sur sa branche, le sujet est figé dans une position de mimétisme cataleptique . Il y a rupture de tout rythme, le sujet se trouvant dans cette position figée proche de la catalepsie. Dans mes installations, les corps des sujets sont figés, dévoilant une position hypertonique renforcée souvent, entre autre, par la nature rigide de la combinaison.
Pour moi, cette mise en scène « cataleptiforme » tente de reproduire non seulement la position mimétique de l’animal camouflé, mais également une sorte de position idéale que pourrait simuler l’individu dans une esthétisation de sa motricité sociale et chromatique reconstituées artificiellement au sein de son espace vital. Bien sûr, cette reconstitution cataleptiforme s’appuie ici sur un artifice pictural mais celle-ci n’échappe pas aux règles de fonctionnement du procédé homotypique ou homomorphique identifié en zoologie. Il vaut alors envisager cette « mise en scène » sous l’angle d’une « posture visuelle » (d’une livrée) propre à proposer une sorte de sémiotique du chromatisme de l’espace social.














