Nature Urbaine
Goethe disait : " Tous les objets dont nous sommes entourés dès l’enfance conservent toujours à nos yeux quelque chose de commun et de trivial ". Elles sont partout, d’une extrême banalité, familières. Comment les admirer alors qu’on les voit chaque jour, à la même place, année après année ? Avec quel œil faut-il regarder les plantes pour les voir réellement sans la routine du quotidien ?
Une interaction des images apporte une autre dimension à l’architecture de nos villes. Une cohabitation de couleurs diffuses, de formes géométriques où l’imaginaire réinvente notre cadre de vie. Ossature de métal, épiderme de verre, se métamorphosant en matière organique, où l’alchimie du regard s’opère devant notre propre horloge biologique.
On s’interroge sur l’évolution des modes de vie, des comportements domestiques contemporains face aux mutations de notre société. Nos exigences nouvelles sont élémentaires, dans cette quatrième dimension, effluve du troisième millénaire, l’espace s’offre un rendez-vous de fantaisie, de poésie et d’humour avec ces miniatures, prouesses d’ingéniosité et d’élégance !
Pour cette nature urbaine quelle situation, quel statut, quel patrimoine ? Aujourd’hui dans ce scénario de la vie, nous les retrouvons dans des rôles conditionnés, plante d’agrément, jardin décoratif ou simple figuration. La photographie explore comme un médium narratif et métaphorique, elle témoigne, par sa capacité illusionniste, d’une échelle temporelle propre au processus de transformation physique : nature et ville sont en pleine mutation.
C’est dans cet avenir fluide que nous évoluons. Regardez la vigne vierge au fond de l’impasse, les orties dans la décharge, les boutons d’or sur les abords d’autoroute, les nénuphars du bassin de la voisine, la mousse à nos fenêtres, ces belles vertes, silencieuses, compagnes étranges
Elles se contentent d’être là, dans leur absolue immanence, unies dans la détermination de vivre.














