Tout au long de ce weekend venez découvrir le sténopé : l’auto-construction photographique !
Au programme :
stage de découverte,
performance et conférence au tour de cet appareil rudimentaire puisqu’il ne s’agit ni plus ni moins qu’une boîte percée d’un minuscule trou dans laquelle on place un support photosensible !
Stage de découverte pour petits et grands !
Samedi et Dimanche 14h - Port Viguerie à St Cyprien
Venez passer un après-midi avec quelques sténopistes aguerris qui vous transmettront le virus hautement contagieux de la camera-obscurite.
Nous vous prêtons des boîtes, nous vous fournissons le papier photo et la chimie et quelques indications pour faire de belles images…
Participation aux frais : 5 euros par après-midi
Renseignements et inscriptions à l’accueil du festival Port Viguerie.
El Congelador del Tiempo
Samedi et Dimanche - Port Viguerie et quartier St Cyprien
Performance photographique.
Venus de Barcelone avec leur sténopé improbable, construit dans un réfrigérateur, vous croiserez Matthias Hagemann et Luigi Brisso autour du port Viguerie en compagnie de leur charmante hôtesse.
» Visitez le site internet de Luigi Brisso
» Boxocam
» Congelador del Tiempo
Mais pourquoi ne faites-vous pas vos images avec un appareil photo comme tout le monde ?
Samedi 21h - Port Viguerie à St Cyprien
Discussion autour de cette pratique en compagnie de Matthias Hagemann (Berlin, Barcelone), Luigi Brisso (Barcelone), Pierre-Olivier Boulant (Toulouse). Un rapport au temps très particulier, distorsion et drôle de géométries, mélange et accumulation de points de vue…
Quels sont les chemins et les libertés qu’offre cette technique rudimentaire ?
Le sténopé est le plus rudimentaire des appareils photographique. Son objectif se réduit à un simple trou. On en trouve qui fonctionnent avec du papier photo, d’autres avec de la pellicule, voire même depuis quelques années en numérique.
La première trace écrite d’une image projetée par un minuscule trou remonte à la Chine antique. On voit des références plus tardives en Grèce, il y a environ deux mille ans. Depuis la nuit des temps et aujourd’hui encore ce sont des outils d’astronomie pour l’observation du soleil. On les utilise de nos jours pour l’étude des rayons X ou Gamma. Pendant la Renaissance, les peintres se sont servi de la Camera Obscura, une boîte percée d’un trou avec un papier calque en vis à vis, pour faire leurs esquisses et étudier la perspective.
Son application à la photographie est très ancienne, même s’il n’est peut-être pas véritablement le tout premier appareil photo comme on l’entend dire régulièrement. Il y a un siècle sous l’influence de la peinture impressionniste une division s’est produite entre les photographes adeptes de la précision optique et temporelle qu’offraient les avancées techniques et ceux plus proche de l’onirique. Le mouvement pictorialiste a beaucoup utilisé le sténopé pour ses images douces et sa lenteur. Ce courant a duré jusqu’à la seconde guerre mondiale. On voit le sténopé ressurgir à partir des années 1960 avec des pratiques plasticiennes. L’appareil faisant souvent partie de la création, autant que l’image finale. On trouve aujourd’hui différents courants très divers. Certains se réclament de l’arte povera, d’autres d’une pratique du ready-made photographique. On joue avec la distorsion géométrique, le mélange d’images, le temps photographique allongé de la seconde à l’année…
Si la technologie développée depuis plus d’un siècle par la photographie techniciste a permis de réduire les temps de pose à d’infimes fractions de secondes, de corriger les défauts optiques et d’améliorer la définition des photographie, le sténopé a continué son chemin tranquille. Sa mise en œuvre rudimentaire offre des libertés formelles par rapport à la technologie et les limites imposées par les fabricants.





