Paysages artificiels
L’écho des activités, des sons, des pensées et des intentions imprégne les murs, contamine les lieux et résonne le soir, déformé, amplifié, irréel, inintelligible mais bien présent, prompt à des interprètations fantasques ou intimes.
Loin des quartiers insomniaques et de leur cacophonie, règne le silence des grandes artères désertées.
Hors d’échelle, de vastes complexes industriels jalonnent la périphérie du monde famillier.
Loin d’être des instantanés, ces images donnent à voir des états transitoires de lieux intermédiaires en marge du monde de la cité.
Majoritairement urbains, industriel ou commerciaux, peuplés d’une végétation « contaminée » par les éclairage dans un l’environnement artificiel, ces paysages vénéneux et désincarnés se singularisent par l’effet des poses longues.

- Paysage 3 (2002)
La lumière et le temps prennent une véritable consistance :Ils matérialisent le silence inhérent à l’état de latence du lieu photographié.
Toujours autour de la prise de vue de paysages « artificiels » en poses longue et des éclairages anormaux qui en résultent, mais utilisant dorénavant la technologie numérique, les derniers travaux de Yohann Gozard mêlent de manière quasi-imperceptible des clichés réalisés à différentes périodes du jour et de la nuit en une seule et unique image.
Né en 1977, Yohann Gozard vit et travaille à Toulouse.














