• Olivier PAPEGNIES

Côte d’Ivoire : leur corps, leur avenir

Dans le quartier de Soubré, au sud-est de la Côte d’Ivoire, Médecins du Monde reçoit des dizaines de filles et de jeunes femmes. Elles viennent toutes avec la même histoire, celle d’une grossesse non désirée. La pression sociale, économique et familiale, l’absence d’une politique favorable aux droits des femmes ou la crainte de jugements, sont des facteurs qui empêchent les femmes de disposer librement de leur corps, en particulier les jeunes filles qui ont très peu de contrôle sur leur vie sexuelle. Par manque d’information et de moyens d’accéder à une contraception fiable et sûre, il leur est souvent impossible de prévenir une grossesse précoce.

Face à ces difficultés, Médecins du Monde intervient dans les écoles de Soubré pour prévenir et accompagner les grossesses non désirées. Les équipes de l’association travaillent à l’amélioration des services de santé sexuelle et reproductive, en tenant compte des besoins spécifiques des adolescentes. Des espaces dédiés aux consultations sociales et au conseil sont aménagés dans les centres de santé, des éducateurs en santé sont formés, et la population ainsi que les autorités sont informées sur cette problématique spécifique. Tous ces efforts sont faits afin de redonner de l’espoir aux jeunes filles, de les aider à retrouver le chemin de l’école et à prendre leur avenir en main.

Un reportage d’Olivier Papegnies pour Médecins du Monde France - septembre 2018

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Olivier PAPEGNIES

Olivier Papegnies est un photojournaliste basé à Bruxelles. Ses reportages sont publiés dans la presse belge et internationale. Il collabore avec La Libre Belgique , Le Monde ainsi qu’avec différentes ONG tels que Médecins du Monde, Amnesty International, ...
Il a reçu le Prix Spécial du Jury au festival du Scoop et du Journalisme à Angers pour son travail sur l’Agent Orange au Vietnam “Apocaplypse Children”, le prix européen “Lorenzo Natali” en 2009 pour son reportage “Bophal, 25 ans après”, le prix Belfius en 2010 de la meilleure photographie de presse en Belgique, le NPPA en 2011 (Nikon Press Photo Award) pour son reportage sur le tremblement de terre en Haïti et le Prix du journalisme du Parlement Wallonie-Bruxelles en 2012 pour son travail “Fous d’Amour” sur l’amour et le handicap mental (travail soutenu par le fond du journalisme en 2011).
En 2015, il a reçu une bourse du “fonds pour le journalisme” afin de réaliser une enquête sur les chrétiens du Liban.
En 2017, il reçoit à nouveau une bourse du Fonds pour le journalisme pour enquêter sur les groupe d’autodéfense, les Koglweogo au Burkina Faso.
En 2018, il est primé au Festival international de photojournalisme à Perpigan « Visa pour l’image », il reçoit le Visa d’or de la presse numérique pour son reportage « Koglweogo, miroir d’une faillite d’Etat »