• Clément MARION

Phœnix

Le collodion humide est composé entre autres de deux éléments principaux, le collodion Cooper et le nitrate d’argent. Séparément, ils sont tous deux utilisés en médecine, pour la cicatrisation. Ensemble, ces deux éléments forment une émulsion photographique sensible semblable à une fine peau étalée sur plaque de verre.

Cette pellicule sèche peu à peu dès la préparation à la prise de vue, jusqu’à la fin du développement de la photographie. Elle finit par se durcir, se rétracter, parfois se craqueler et change de couleur. Le parallèle entre cette texture et celle de la peau cicatrisée des grands brûlés étant évident, j’ai décidé d’utiliser le collodion humide pour traiter ce sujet.

"Être un grand brûlé c’est apprendre à vivre avec un corps marqué, réparé, cabossé, un corps qui tous les jours nous rappellera le jour où tout a basculé."

  • Clélia Lebreton

L’être humain est gêné face à la différence. Partager, montrer, c’est briser des silences qui mettent mal à l’aise. Parce que ce qui blesse, c’est le regard des autres, l’ignorance. Ces photographies sont un message de tolérance et d’espoir pour toutes les personnes qui sont contraintes de vivre avec leurs marques.

Clément MARION

Né à Pertuis en 1996, Clément commence la photographie dès son plus jeune âge. À 19 ans, il intègre l’école de photographie : l’ETPA de Toulouse où il découvre la photographie argentique qu’il n’a depuis jamais quitté. Après une année sabbatique durant laquelle il a aiguisé son écriture photographique, il sortira diplômé en 2020 avec une mention du jury. Il s’installe alors en région parisienne et commence son activité d’artiste photographe.

Depuis l’obtention de son diplôme, ses travaux ont été plébiscités dans le cadre d’articles sur le web et dans des magazines photographiques.