• Orianne CIANTAR OLIVE

Sous les étoiles d’Andromède (Sarajevo, Bosnie-Herzégovine)

Longtemps j’ai été silencieuse. Encerclée moi-même par des montagnes qui me semblaient infranchissables, se déplaçaient avec moi à chacune de mes fuites. Il y a des lieux qui vous enferment, il y a des situations.

À Sarajevo, 25 ans après le plus long siège de l’histoire moderne, la génération d’après cherche son étoile et son horizon, encerclée par ses héritages, ses rêves et ses responsabilités.

À Sarajevo, 25 ans après, je cherche Leyla, Nike et Amir aux cheveux bleus, entre Cassiopée et Pégase, guidée par les dernières ondes de la voix de Paul. Je trouve Dino, Adana, Iman, Donja…

La quête journalistique vacille, l’intention photographique est sous influence. Tout devient conversation. De mémoire d’adolescente aux adolescents, de la journaliste à la photographe, d’une ville à sa jeunesse, de l’histoire de la Bosnie à l’avenir de l’Europe. C’est un miroir que l’on nous tend.

Sous les étoiles d'Andromède

Orianne CIANTAR OLIVE

Née à Marseille d’une mère Maltaise et d’un père franco-suisse, Orianne Ciantar Olive vit une jeunesse marquée par les déménagements et les voyages qui l’emmènera de la Camargue en Guyane, d’Europe aux Amériques.

Diplômée d’un master en cinématographie, en criminologie puis en journalisme, son approche photographique explore les zones de failles (géographiques ou existentielles) et de transitions (identitaires, culturelles, historiques) dans des environnements en mouvance. L’approche documentaire se teinte de surréel pour questionner le réel.

En 2004, résidente à Damas en Syrie, elle expose ses premiers travaux pendant le festival international de la photographie d’Alep. Elle devient alors photographe indépendante de presse et couvre l’actualité internationale, notamment au Proche Orient, aux États-Unis et au Japon.

Membre d’Hans Lucas, elle a également fondé la maison de microédition Lose Control.