| Galerie 2006 |
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| Sabine DIZEL, Paris, exposition photo sténopés maritimes, Un rêve Goûtu | |||||
Le sténopé, photographie sans objectif, réalisé à l’aide de boîtes en carton ou de vieux appareils bricolés,est pour moi un moyen privilégié pour chercher à traduire de menues perceptions, d’éphémères impressions visuelles en photographie. Le côté aléatoire du procédé (notamment par l’absence de viseur, l’approximation des calculs d’exposition, la longueur des temps de pose le plus souvent supérieurs à une seconde) marque fortement les images ; de nombreuses expérimentations sont nécessaires avant d’obtenir une photographie à peu près correctement cadrée et exposée. L’accident est presque toujours au rendez-vous. L’image est maltraitée de différentes manières : décadrages, surimpressions, distorsions colorées, effets de flou et de bougé, poussières et éclats de lumière, etc. |
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Au moment de la prise de vue, il est bien difficile d’imaginer à quoi ressemblera la photographie! Les accidents participent largement du plaisir de l’expérimentation ; ils constituent pour moi une source d’inspiration sans cesse renouvelée. Les résultats aléatoires des prises de vue, d’un projet photographique à l’autre, me poussent à tenter toujours de nouvelles expériences : ainsi, je conçois des camerae obscurae différentes en fonction de chaque projet particulier. L’aspect expérimental de mes travaux se double d’une recherche prenant appui sur des phénomènes visuels, tels que des persistances rétiniennes ou visions hypnagogiques. La dominante bleu- cyan apparue au fur et à mesure de l’élaboration des sténopés carrés du Rêve Goûtu, vient à propos souligner le caractère intimiste et irréel des photographies. Comme dans les rêves les images se succèdent selon une cohérence bien à elles, telles autant d’impressions vagues, éphémères, insaisissables. Les bandes panoramiques des Stenolpe poursuivent les rêveries du Rêve Goûtu. Elles prennent la forme d’un carnet de voyage maritime, livre d’escales et de navigations, livre de divagations étendues à la mer et à ses rivages. C’est cependant un carnet de bord d’un type particulier : livre sans paroles, non narratif, non linéaire. Livre de silence. Se succèdent de brèves séquences cadrant le ciel, la mer, le rivage, les ports comme autant d’impressions visuelles et d’histoires muettes. Au fil de promenades, de brèves séquences laissent s’animer la surface de l’eau, au ciel les nuages, le balancement des herbes. Sabine Dizel Un Rêve Goûtu, Paris- Les Sables d’Olonne- Langon -Presqu’Île de Crozon et d’ailleurs encore- 1999. Stenolpe, en mer- 2004-2005. |
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