L’œuvre sans fin
Ma première idée fut de créer une « machine à peindre ».
Ce projet n’est pas (seulement) un rêve de peintre paresseux mais procède d’une réflexion sur le style : A quoi reconnaît-on le style d’un artiste ?
Je me suis demandé si une machine à laquelle j’aurais inculqué quelques règles de style ne pourrait pas produire des images aussi ( ou plus ) intéressantes que celles que je crée à la sueur du pinceau.
Dans ce petit jeu, l’informatique m’est venue en aide. Alors que ma main était guidée par ma sensibilité, c’est maintenant un programme qui doit faire les choix (au hasard).
L’ordinateur m’a proposé des successions d’images par centaines. Alors s’est imposée l’idée d’ « Oeuvre sans fin » : ce n’est plus l’image, mais sa construction, son perpétuel devenir qui est devenu le sujet. L’œuvre est devenue cinétique et le temps en est le matériau.
La projection que je propose ici, ni peinture ni cinéma, est une sorte de « peinture d’ambiance » qui accompagne la méditation du spectateur. Interactive, elle répond à des sollicitations extérieures et réagit aux comportements des visiteurs.



