• Philippe Gérard-Dupuy

Portrait


Premières photos à l’âge de 10-12 ans. Son appareil de prédilection est alors le « Starlet », idéal pour de consciencieuses photos de famille.

Abonné au club « sculpture humaine » cours de culturisme par correspondance du catcheur Robert Duranton, réalise de méritoires prises de vue de ses propres poses avantageuses dans l’armoire à glace de ses parents.

A 13 ans, tente avec un « Zorki » un portrait éclairé seulement d’une allumette, mais comme il utilise un flash le résultat dépasse ses espérances.
Son perfectionnisme ne se dément pas (à 14 ans, il monte une poignée en bois sur l’appareil du photo-club du lycée), pas plus que son sens de la recherche (essai d’adaptation sur son objectif d’un judas d’appartement).

Adhère à un club de photo par correspondance qui lui inculque l’art de photographier les ânes dans le pré. Ne tarde pas à fonder carrément le club « Nouvelle expression », dont les activités consistent surtout à aller passer le weekend à Barcelone, parce l’un des fondateurs a déjà le permis et une auto.

Sert longtemps de nègre aux spécialistes toulousains de la photo de noce. En semaine, nettoie les photomatons des supermarchés et réalise, pour « vérifier si la machine fonctionne », une importante série de grimaces, égarée depuis.

La mode le titille un temps. Passe quelques saisons dans la 
publicité. Sa signature apparait dans les magazines de la maison. Mais il se détache de ces mondes-là, et cesse définitivement de 
montrer la réalité des autres à 21 ans. 
La suite est plus connue : Arles, expositions, enseignement de la 
photo depuis 1970, création avec René Valère de la photo-galerie
 « Voir », en 1977.


Philippe Gérard-Dupuy

1970 > 1980
photographe indépendant

1970 > 1985
enseignement photographique

1977 > 1979
création et direction de la galerie photographique VOIR à Toulouse

1988 > 1994
création et direction du DIAGONAL à Toulouse

1985 > aujourd’hui
photographe indépendant