• Maurice COUSSIRAT

EX-SITU ou Une Petite Histoire des Arts


Cette série comporte 18 images qui sont les photographies d’œuvres que j’ai réalisées dans le cadre de résidences, en France ou à l’étranger (Espagne, Estonie, Ecosse).
A la réflexion, je ne suis pas certain que ce que je viens de vous dire soit tout à fait exact.
Peut-être s’agit-il d’une fiction d’artiste ?
Peut-être s’agit-il d’un regard sur le paysage sous influence de l’Histoire des Arts, 
un voyage à rebours de la démarche du land-art ?
Je vous laisse juge de ma possible confusion bien que… :

« Toute photographie est une fiction qui se prétend véritable »
(Fontcuberta, Le baiser de Judas - Photographies et vérité, Arles Actes Sud 2005)

Maurice COUSSIRAT

Né en 1950 à Castres-Gironde en France.
Depuis 2012, vit et travaille dans le bordelais.

Après des études de commerce et une maîtrise de communication à l’Université de Bordeaux, j’ai mené parallèlement des activités d’enseignement et des activités liées à la commande graphique, photographique et vidéo-graphique.

De 1982 à 2014, j’ai enseigné la Photographie et le Cinéma du Réel à l’E.S.A.D.S.E, Ecole Supérieure d’Art et de Design de Saint-Etienne, dans les options Art et Communication et participé à la création et au développement de son laboratoire de recherche IRD (Images-Récits-Documents), comme enseignant-chercheur.

Mon travail se construit autour de deux démarches :

  • La première relève de chemins détournés, mises en scène, manipulations numériques discrètes 
ou au contraire revendiquées, délocalisation du regard (ce que l’on voit n’est qu’un leurre pour évoquer ce que l’on ne voit pas), embuscades visuelles (ce que l’on voit est-il bien conforme à la réalité ?). Le vrai sujet est la Photographie et tous les pièges du regard, bien qu’il s’agisse souvent de représentations du paysage naturel et que les questionnements puissent être sociétaux ou politiques.
  • La seconde, plus documentaire, s’intéresse aux villes (de la mégalopole à la petite ville) sujettes à restructuration, réaménagement, requalification, réhabilitation,rénovation, métropolisation comme une « archéologie du présent » des formes sensibles des espaces urbains.

Il existe des éléments communs à ces deux démarches : le refus de l’esthétisation, de la sublimation du monde, l’idée qu’une bonne image se donne le temps de nous ennuyer et la pratique de la marche… !

J’ai exposé en France (Lyon, Saint-Etienne, Strasbourg, Bordeaux et sa région) et à l’étranger (Barcelone, Tallinn, Riga, Vilnius).