• Émile LOREAUX

Envoyé spécial

Ma conscience citoyenne et écologique, moteur pour mes projets photographiques, s’est
doublée d’une aspiration plus sourde, devenue progressivement nécessité et langage,
celle de faire jouer le corps. D’abord derrière l’appareil photographique, en allant voir les
choses, en suivant des parcours, puis devant l’appareil, comme pour signifier au premier
degré un engagement viscéral ou intime pour mes sujets, une manière de prendre
position avec jeu et humour.
A l’opposé d’une recherche d’objectivité, j’exprime pleinement ma subjectivité et signe
l’image de ma présence, revendiquant le parti pris.
Les commandes photographique ont suivi l’évolution de mon travail et c’est maintenant
au photographe metteur en scène de lui-même que l’on fait appel pour trouver une idée
ou jouer avec une situation. On me donne le minimum, un sujet, des objets ou un cadre et
souvent peu de temps, mais une grande liberté de création.

Émile LOREAUX