• BOUCHER Mélissa

On ne demande pas des comptes à un orage

On ne demande pas des comptes à un orage capture des instants de vie nocturne de la jeunesse vietnamienne à travers des images prises dans l’espace public à Hanoï et à Saïgon.

Ce titre, emprunté à un texte de Stefan Zweig, porte l’idée d’une force presque surnaturelle – proche de celle de la passion, qu’on ne maîtrise pas, d’une sensation explosive qui nous échappe.
Il y a là une proximité de lecture avec la puissance et la beauté de la génération vietnamienne que j’ai photographiée : une jeunesse intrigante, fulgurante développant des codes qui lui sont propres, rêvant en partie d’occidentalisation mais sans délaisser sa culture et ses traditions.

À mi-chemin entre voyeurisme et enquête anthropologique, des plans rapprochés et de détails intégrés comme des inserts, cherchent à capturer dans l’agrandissement la part intime de ces scènes d’espace publique.
Affleure dans cet ensemble pensé comme une séquence cinématographique la dimension sensuelle de l’image, le langage puissant et intriguant des gestes et des corps en mouvement.

BOUCHER Mélissa

Née en 1986, Mélissa Boucher est franco-bolivienne. Elle fait partie de l’atelier collectif Le Houloc depuis décembre 2016. Après un parcours en classe préparatoire littéraire, elle est diplômée des Beaux-Arts de Paris. Ses projets peuvent être en solitaire ou en collaboration. 

Ses images sont sa façon de repenser et réimaginer ses rencontres et ses déplacements, ses compositions agissent comme une exploration de la mémoire, interrogeant notre rapport à l’espace, au temps et au récit, ouvrant un espace de jeu entre le récit documentaire et la fiction. 

Son projet Sonnette, en duo avec Marine de la Loge, est exposé entre mars et juin 2016 au 104 de Paris dans le cadre du festival Circulation(s) puis en avril 2017 au musée d’art et multimédia MMA de Moscou dans le cadre d’une carte blanche au festival Circulation(s). Elle a participé à des expositions collectives comme Monstres et Madones à la galerie Triple V en mai 2016 ou Pixel Monument en juin 2016 à la Cité des Arts de Paris, plus récemment à Green is the freshest color au Houloc, et La réalité Viscérale à la galerie des Bains Douches d’Alençon en Mai 2018. Elle prépare actuellement une exposition qui sera présentée en Mai 2019 au Pavillon Populaire de Montpellier dans le cadre des Boutographies et en septembre dans le cadre du festival ManifestO.

Par ailleurs en 2015, elle a été invitée à la fondation Ucross dans le Wyoming pour une résidence photographique d’un mois et demi et obtenu une bourse de résidence puis de production de l’ambassade des Etats-Unis en 2014 et 2016 pour son projet It all just hapenned. Par le passé, elle a exposé dans des expositions collectives à la Fondation Rosenblum,et lors de la Nuit de l’Instant dans le cadre de MP2013.