• GIROUX Victor

Concentration est une série de photographies qui concentre le sujet dans l’image via une certaine frontalité. En effet, centrer c’est opérer un décentrage et révéler des choses en lisière du cadre.

La beauté se trouve dans la qualité à trouver des formes qui s’additionnent entres elles et qui se répètent. Il s’agit là d’équilibre de la composition, de justesse des proportions et d’harmonies entres la forme et la force qui s’en dégage.
C’est un travail sériel, d’accumulation de surfaces et de captations d’images au sens larges. Il ne s’agit pas de reproduire ou d’inventer des formes, mais de capter des forces.

Cette série de photographies tend au fractionnement d’une fréquence pour mieux analyser les caractères singuliers d’un même sujet, à travers la concentration d’éléments ressemblant mais aussi dissemblant de la ville. Il s’agit d’un équilibre entre nature et nature humaine, où la beauté ne se trouve pas dans ce que fait l’homme mais dans les traces inconscientes de son passage. Le rôle du photographe est alors de capter ces scènes afin de rendre au visible toute sa visibilité. La trouvaille est alors ce qui appellent à d’autres recherches et la solution en reformule les problèmes.

GIROUX Victor

Victor, 18 ans à l’heure actuelle, bientôt 19.

Je suis passionné par la photo argentique depuis quelques années et s’en est suivit un intérêt pour divers médiums et technologies du XXI ème siècle. C’est ainsi, que je tape ce qui semble être une autobiographie sur une machine à écrire.
Par chance, j’ai commencé ma véritable vie au lycée en intégrant une filière orientée design. Avant cela, rien de particulier à noter, à part que j’étais de ceux qu’on qualifie de turbulent. Cette orientation m’a en effet permis d’affiner ma personnalité dans une période trouble où l’on vous demande déjà, de décider de ce que vous souhaitez faire plus tard.
Epanouissement général pendant trois années consécutives, et de bons résultats malgré mes lacunes de l’ancien temps.
Une relation enrichissante est à noter avec un jeune homme assez différent de moi (un Corse).
Découverte et discutions de ce que l’on pouvait penser de l’art, des femmes et de la vie. Un véritable sauvage à sa manière de vivre, qui influé ma perception des choses. Sans pour autant essayer de lui ressembler, car loin de moi l’idée d’être qui il était, sa compagnie influencé certaines grandes lignes de ma personne.
BAC mention très bien, accepté dans l’école de mes rêves (HEAR), ce fut un été chanceux.
A la rentrée, découverte du monde de l’art plus concrètement à travers ce nouvel environnement. Finis le design et son apparente utilité qui m’apparaît maintenant inutile. Réalisation de projet résultant d’une réelle démarche personnel, influant sur ma façon de vivre.
De nouveaux amis, parfois beaucoup plus âgé.
Période trouble de prises de conscience sur certains aspects de la vie, à vingt ans on commence à se faire une raison sur le temps qui passe. Emanant de discutions philanthropique, des questions métaphysiques qui finissent toujours par la même certitude : on ne peut réellement savoir, ni même comprendre.
L’été 2018 : majeur partit du temps à rester à la maison. Je retrouve également mon ami sudiste qui a lui aussi bien grandit. Partis d’échec et duel qui n’en finissent plus. Toujours de nombreuses discutions sur nos pratiques artistiques et nos problématiques respectives.
Volonté naissante et de plus en plus importante de partager mon travail.
Peut-être un désir naissant de reconnaissance.